mardi 15 novembre 2011

Coromandel (EN)

Dear friend,

It’s Monday night, and I’m still tired from my week end. So, the morning classes, I mean every classes, have been a bit difficult.

On Friday afternoon, 8 friends, including me, went to rent a car to get to Coromandel. When we opened the door, we realised with terror that the driver seat was… on the right side. Even worst, most of the cars were driving… on the left side of the road. Non against the local habits, I started to drive on the left as well. No so easy, I must say. Just lose your concentration for 5 minutes, and I guarantee you that you will get on the right side. Moreover, a majority of cars are automatic (grrr), and the geography makes the road very tortuous. I think, and please forgive me for this, that the European drive on the right side, and that the kiwi, Australian, and other English drive on the wrong side. Nevertheless, we survive my driving.

First, we went to Whangamata, a small city close to the Pacific. After having dropped our backpack in a backpacker’s, not very luxurious, but really welcoming, we had diner in the city, and finally spent the night in a karaoke-pub. I can say we warmed the atmosphere up. Afterward, we moved to the beach to take a swin, at about 1am (the backpacker’s was just near the beach). Not only we got a pneumonia, we (I mean three of us) decided to wake up at 5.30am to watch the sunrise on the beach. Tough waking up, of course, but this was really rewarding!

After one or two more hours of sleep, we had a kiwi breakfast: Eggs Benedicts for me, which is toasts with bacon, and eggs. I must say I really appreciated this. But the story is not over! Once again, it’s a tortuous road that led you to “Hot Water Beach”. There, the hot magma (about 200°C) a few kilometres under the ground make the phreatic water get hotter. This water gets out at about 60°. So, tourists are suggested to dig holes on the sand, and to lie on this improvised warmed swimming pool. The shop close to the parking can lend you a spade, for no less than 20$. Hot Water Beach, a must-seen in every touristic book is probably one of the best joke of the century. Ok, the phenomenon is intriguing, and it’s quite surprising to put your feet on the sand and get them out very fast because the water is too hot. But soon arrives the disappointment: this happens only on a small surface of the beach, which is crowded with tourists, whom I was happy to belong to. Génial. Moreover, the sea was at a normal temperature for the spring, I mean cold, and anyway, you can’t swim there because of the currents. A thing to know when you come to NZ: it’s an amazing country, but with many traps for tourists.

However, the night was much more interesting. Let me make it short: BBQ + bier + table tennis, in particular a turning game with the 8 of us, plus some other students from the school that joined us, plus a Tchec guy that was in the backpacker’s and that gave us a strong alcohol from his country.

We were obviously in a great shape when we got to the Beach the next morning, to reach our kayaks. We went for a short trip to Cathedral Coves Beach, in a maritime reserve. A lot of sun, a few nice waves, and some blue penguins that sometimes got their head out of the water.

We finally went to Coromandel city and to a railway in the forest. It’s a famous attraction in the region, and a bit strange. The train run during an hour in a very wild forest, and the builder decorated the path with potteries (it’s his job), built some tunnels, bridges, in a very artisanal style. But I think we should have made a hiking instead of the train.

Afterward, we went back to Auckland, and I must say It didn’t took long before I fall asleep.

Dear friend, here ends my article. See you very soon.

Seba.

BTW : three cultural comments.

1 - New Zealanders didn’t invent lukewarm water. Most lavabos have two taps, at 40cm to each other, one for the hot water, and the other for cold water. Practical for the washing, isn’t it ?

2 – Maybe I said it already: Asian have an Asian name, but also, for a number of them, an English name. I think it’s very kind from them to care about our pronunciation (I try to say their name, in vain.)

3 – For many people here, it’s not so easy to say ‘Seb’. As a result, my new nickname is “Seba”. Tough.

Coromandel (plus de photos à venir)

Cher ami,

Nous sommes lundi soir, et je n’ai pas vraiment encore récupéré de mon week-end. Les cours du matin (à savoir tous les cours), ont donc été un peu difficiles.

Vendredi après-midi, 8 compères, dont votre serviteur, sont allés louer une voiture pour se rendre à Coromandel.

Je repasse à la première personne. En ouvrant la portière de la voiture, nous découvrîmes avec stupeur que le siège conducteur se trouvait… à droite. Pis encore, une grande majorité des voitures dans le quartier roulaient sur le côté gauche de la route. Non hostile aux coutumes exotiques des populations locale, je pris le volant, et m’employai à rouler à gauche moi-même. Pas une mince affaire je dois dire. Chasser le naturel et il revient au galop, perdez votre concentration 5 minutes, et je vous garantis que vous vous retrouvez sur le côté droit, ou que vous tournez à droite sans réaliser que vous devez une couper une file pour cela. Ajoutez à ça que la majorité des voitures ici sont automatiques (grrr), et que la géographie impose des routes extrêmement tortueuses, pas facile ! Je maintiens, et pardonnez mon chauvinisme occasionnel, que les européens roulent « on the right side » et que les kiwis, australiens, et autres anglais, roulent « on the wrong side ». Je suis malgré tout revenu vivant.

Nous sommes donc allés dans un premier temps à Whangamata, une petite bourgade au bord du Pacifique. Après avoir posé nos valises dans un backpacker, pas franchement luxueux mais tout à fait accueillant, nous sommes allés manger en ville, et avons ensuite passé la soir dans un pub-karaoké. Autant dire qu’on y a mis de l’ambiance. Une fois bien réchauffés, c’est-à-dire aux alentours d’une heure du matin, nous sommes allé plonger dans le pacifique (le backpacker étant juste à côté de la plage).

Non content d’avoir attrapé une pneumonie, nous (ou plutôt trois d’entre nous) avons décidé de nous réveiller à 5h30 pour aller admirer le lever du soleil sur la plage. Réveil douloureux, ça va de soi, mais belle récompense, incontestablement.


Nous avons ensuite dormi encore une heure ou deux, puis avons pris un petit déjeuner kiwis : ‘Eggs Benedict’ pour moi, c’est-à-dire toast + bacon + œufs. Je dois dire que j’ai été agréablement surpris. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, évidemment ! Après une route tortueuse, une fois de plus, nous voilà à la très fameuse « hot water Beach ». Pour les non-bilingues (amazing !), ça signifie «Eau-chaude-plage). A cet endroit, la lave en fusion (à quelques 200°C) à quelques kilomètres sous terre réchauffe la nappe phréatique qui se trouve juste au-dessus. L’eau ainsi chauffé remonte jusqu’au sol à environ 60°. Les touristes sont donc invités à creuser un trou dans le sable, et se baigner tranquillement dans cette eau agréablement chauffée. Pour se faire, la boutique locale propose de louer des pelles, à rien de moins que 20$. Hot Water Beach, un incontournable dans tous les guides touristiques, est sans doute une des plus belles arnaques du siècle. Certes, le phénomène est intéressant, et c’est assez surprenant d’enfouir ses pieds dans le sable et de les retirer précipitamment parce que l’eau est brulante. Mais la déception arrive vite : le phénomène ne se produit en réalité que sur une largeur d’une dizaine de mètres, envahie par une meute de touriste, dont j’ai eu le plaisir de faire partie. Awesome. Ajoutez à cela que l’eau de l’océan, elle, était à une température bien normale pour le printemps, et que de toute façon la baignade est très fortement déconseillée. Une bonne chose à savoir en venant ici : c’est un pays magnifique, mais plein de pièges à touristes.

La soirée, en revanche, a été beaucoup plus intéressante. Permettez-moi de faire court : barbecue (BBQ) + bière + ping pong, notamment une magnifique tournante avec tout le groupe, plus d’autres étudiants de l’école qui nous ont rejoint, plus un tchèque qui logeait dans le même backpacker, et qui s’est joint à nous après nous avoir fait boire la gnôle de son pays.

C’est donc frais et dispo que nous nous sommes rendus le lendemain matin sur la plage, pour rejoindre nos kayaks, et entreprendre une petite balade vers la plage de Cathédrale Coves, dans une réserve maritime. Beaucoup de soleil, quelques vagues sympathiques, et des ‘blue penguins’, qui sortaient de temps en temps leur tête de l’eau claire.

Nous avons terminé par une petite balade en petit train dans une forêt près de Coromandel Ville. Attraction assez réputée dans le coin, et assez curieuse. Le train circule pendant une heure au milieu d’une forêt très sauvage, ou le constructeur s’est amusé à placer de nombreuses poteries (c’est son métier), à construire des tunnels, des ponts, des aiguillages en tout genre, le tout dans un style très artisanal. Je maintiens cependant que ça aurait bien valu une petite rando, plutôt que de rester assis sur un siège.

Après cela, nous sommes retournés à Auckland, et je dois dire que je n’ai pas mis longtemps à tomber de sommeil.

Cher ami, j’achève ici mon article. A très bientôt.

Séba

PS : trois remarques culturelles.

1 – Les néo-zélandais n’ont pas inventé l’eau tiède. C’est ainsi que la plupart des lavabos ont deux robinets, à facilement 40cm de distance l’un de l’autre, l’un pour l’eau chaude, et l’un pour l’eau froide. Eau bouillante, eau glacée, fais ton choix camarade. Pratique pour la vaisselle.

2 – Je l’ai peut-être déjà dit : les asiatiques ont un nom asiatique (normal), mais aussi, pour beaucoup d’entre eux un nom anglais. Je trouve ça très sympathique de leur part de se soucier de notre difficulté à prononcer leur vrai nom (j’ai essayé, mais c’est pas la peine…).

3 – Pour pas mal de monde ici, ce n’est pas si facile de prononcer « Sèb ». Mon nouveau surnom est donc Séba. Dur.


dimanche 30 octobre 2011

Sunny Sunday

Dear friend,

I start my sixth week in Auckland. Friday, it will be the half of my English course, already. This week-end has been more busy that the previous one, and began with the Halloween party Friday night. So, I could show myself in a ridiculous costume, so as to definitely lose all my credibility in the most popular pubs in Auckland. Unfortunately, I didn’t bring my camera, but when I’m writing, even if I can go on internet, I know that the pictures are already on Facebook.

As a result, Saturday morning, the wake up was not so easy. However, Saturday night, I could taste some Pinot Noirs from Otago, and I must say I haven’t been disappointed. I think they are among the best wine I could taste. A big “thank you” to Kevin, who opened to bottle just for me (that does not mean that I drink them alone, let’s be clear).

Sunday, a hike on Rangitoto Island, organised Saturday at 11pm, by test messages. So, we met in the morning in Auckland, ans we took the ferry that took us to the island, which is actually a sleeping volcano. It culminates at 260m, which means that it’s quite a short, but lovely walk. Before we reached the cone, we went to the Lava Caves, where we could experience an ersatz of speleology. Actually, this is just 10min in a small tunnel, under the volcanic rocks and in the dark. We walked with the only light of our flashes, and finally get out a few tens metres later.

Then we eat on the top of the volcano, with a French and a Spanish that we met there, and next we started to walk again, after a small nap at the sun.

It has been quite a short hike, maybe 3 or 4 hours walk, but a good way to enjoy a sunny Sunday! This doesn’t make me want to go to the School tomorrow, nor to deal with the Universities and stuff like this.

See you very soon,

Seb

Sunny Sunday

Cher ami,

J’entame ma sixième semaine à Auckland. Vendredi, j’aurai donc fait la moitié de mes cours d’anglais, déjà. Ce week-end a été un peu plus animé que le précédent, avec la soirée d’Halloween vendredi soir, ou j’ai eu le plaisir de m’exhiber avec un costume ridicule, histoire de me décrédibiliser complètement dans les bars branchés d’Auckland. Même pas peur. Je n’avais malheureusement pas mon appareil, mais à l’heure où j’écris, même si je ne peux pas me connecter, je sais que les photos circulent déjà sur Facebook.

Forcément, samedi matin, j’ai moins fait le malin. Par contre samedi soir, j’ai pu gouter des pinots noirs de la région d’Otago, et je dois dire que je n’ai pas été déçu. Je pense qu’ils peuvent se classer dans la liste des meilleurs vins que j’ai eu l’occasion de boire. Un grand merci à Kevin, qui a débouché deux bouteilles exprès pour moi (ce qui ne veut pas dire que je les ai bues tout seul, on est bien d’accord).

Dimanche, randonnée à Rangitoto Island, organisée samedi soir à 23h par SMS. Nous nous sommes donc retrouvé le matin à Auckland pour prendre le ferry, qui nous a conduit jusqu’à l’ile, qui se trouve un volcan endormis. Le sommet du volcan culmine à 260m, ce qui fait finalement une balade assez courte, mais néanmoins très sympa.

Mais avant de grimper jusqu’au bord du cratère, nous avons fait un petit détour par les « lava caves », ou nous avons pu expérimenter un semblant de spéléologie. C’est un bien grand moment en fait, pour un petit parcours de 10 minutes sur la pierre volcanique, dans le noir le plus complet. Nous avons donc progressé à la lueur des flashs, et avons fini par ressortir quelques dizaines de mètres plus loin.

(respectivement : l'entrée, la sortie, la grotte et moi.)

Nous avons ensuite pique-niqué au sommet, avec un français et un espagnol rencontrés en route, puis nous avons repris notre marche après une petite sieste au soleil.

Ce fut donc une petite randonnée, de 3-4 heures, mais une belle façon de profiter d’un dimanche ensoleillé ! Voilà qui ne donne pas tellement envie de retourner à l’école demain, ni de recommencer les négociations avec les universités, et autres réjouissances de ce type.

A très bientôt,

Seb

mercredi 26 octobre 2011

Challenge accepted !

When I started the blog, I wanted to make it bilingual. I soon realized that it wouldn’t be easy, and that it would take me too much time. So I decided not to traduce my articles.

But Gérard, who is a smart cookie, dared me to actually write all my articles both in French and English. Challenge accepted!

jeudi 20 octobre 2011

Silence radio

Cher blogonaute de la cyber-toilosphère.

Si tu es Gérard, tu as plutôt intérêt à lire cet article en entier, et à laisser un commentaire. Sinon, je t’invite à avancer vers le paragraphe suivant.

Tout d’abord, après les nombreux déménagements qui ont eu lieu cet été, et jusqu’au week-end dernier, je souhaite à tout le monde une bonne installation, et de bien s’éclater dans leur nouveaux quartiers/villes/métiers. Notez que je ne vous en voudrez pas de me faire connaître vous nouvelles adresses.

Je dois avouer que je n’ai pas grand-chose de très palpitant à vous raconter pour le moment. Je vous entends vous insurger, mais laissez-moi vous expliquer. Certes, il y a beaucoup à faire ici. D’autant que l’école organise presque tous les jours et tous les week-ends différents excursions. Cela dit, c’est encore un peu l’hiver ici. Ainsi pas plus tard qu’hier, après m’être trompé de bus et avoir atterri à 30 minutes à pieds de chez moi, je suis rentré complètement trempé, mon parapluie n’ayant guère réussi à garder au sec que le haut de ma tête. Du coup, je me montre assez réticent à l’idée de dépenser 200$ pour une journée plage sous la pluie. Surtout que quand le soleil montre le bout de son nez, la plage, je l’ai juste à côté.

Donc pour le moment, pas d’aventures palpitantes, je travaille sagement mon anglais, et j’apprends quelques mots de chinois, de suédois, etc… Cela dit, la langue française est apprise par pas mal de monde finalement, et je me retrouve assez bête quand je tente fièrement un « Ni Hao » ou un « priviet », et que mon interlocuteur me sort trois phrases parfaites en français.

Donc pour en revenir à mes péripéties, disons que pour le moment, je suis plutôt dans les préparatifs de mon périple à travers l’ile, qui commencera aux alentours du 17 décembre.

Mais je peux déjà vous dévoiler mes projets.

J’ai déjà commencé à cherche du monde pour m’accompagner. C’est un peu difficile, d’autant que j’ai clairement spécifié que le compagnon de voyage idéal serait une suédoise de moins de 25 ans. Bon, en fait non, je ne l’ai pas spécifié, et d’ailleurs c’est un certain Jerry qui devrait m’accompagner durant la première semaine. Vu que je vais rouler pendant 2 mois, ça fait un peu léger. Wait and see.

Dans les semaines à venir, et en profitant du départ des touristes venus assister à la Rugby World Cup, je me mets en quête d’un véhicule, voiture spacieuse ou van miteux. Le tout étant de trouver le juste équilibre entre un véhicule pas cher, et un véhicule qui explosera au bout de 100km.

J’ai aussi commencé à chercher du matériel, à savoir un duvet, une tente, deux ou trois polaires, et un réchaud à gaz.

Et surtout, j’ai gribouillé sur ma carte l’ensemble des activités à faire et des lieux à visiter, ainsi que les emplacements des campings, parfois rudimentaires (mais gratuits), et parfois offrant un peu plus de confort. Il faut dire que de ce côté-là, la nouvelle Zélande est bien organisée, et tout est fait pour que les nombreux touristes puissent camper partout dans le pays sans abimer ni salir l’environnement.

Je n’ai pas encore précisément mon plan de route, je sais simplement que je vais commencer par visiter le Nord de la Nouvelle Zélande, en passant par quelques village Maori et la forêt de Waipoua. Ensuite, j’irai vers le Sud de l’Ile du Nord, je passerai quelques jours à Rotorua, puis dans le parc national de Tongariro (sans oublier un arrêt à Hobbiton !). Je prendrai ensuite le ferry à Wellington et commencerai le tour de l’Ile du Sud. Dans le désordre : la région de Marlborough, et ses vins, le parc National Abel Tasman, quelques randonnées autours du Mont Cook, peut-être l’escalade du glacier Franz Joseph, la région de Christchurch avec un petit tour à Akaroa, la péninsule d’Otago, et ses pingouins, baleines, et autres bébêtes de ce genre, et bien sûr, le parc national des Fiordlands.

Tout ça en deux mois. Finalement, rien de bien original, tous les étudiants de l’école ont à peu près le même plan, personne ne veut partir avant d’avoir tout vu, ce qui semble pourtant impossible.

Je termine avec quelque(s) remarque(s) sur les différences que j’ai notées entre ici et la France. D’abord, j’ai ouvert un compte en banque. Cela m’a pris 30 minutes montre en main, et je suis parti avec une carte, un code PIN que j’ai choisi moi-même, ce qui est pratique, et UNE feuille de papier. Pas de contrat de 50 pages imprimé en trois exemplaires à parapher en bas de chaque page après avoir fait semblant de les avoir lu. Le compte courant est gratuit, et le compte d’épargne le plus basique est rémunéré à 3%. Comment ça va la crise en Europe ? :D

Deuxième remarque, que j’ai peut-être déjà faite. Internet ici est beaucoup plus cher : pour un usage limité (je ne saurai pas vous dire exactement à combien, mais très loin d’être suffisant pour ma consommation normale), il faut compter environ 70€ par mois. Et cela n’inclue ni la télé, ni le téléphone, comme le triple-play classique de chez nous. Cela s’explique apparemment par la population : avec 4 millions d’habitants, c’est moins facile de rentabiliser les coûts de structure.

Dernière remarque : les gens ici aiment bien profiter de la vie au lieu de rester très tard au boulot. C’est bien mais du coup, il faut faire ses courses, et visiter les musées, zoos, etc. avant 17h, voir 16h30. Par contre, on peut faire tout ça le dimanche.

(Takapuna Beach)

Je trouve que j’ai bien écrit pour un article où je n’avais rien à dire !

Cher lecteur, à bientôt pour de nouvelles non-péripéties !

PS : tu noteras que je converti avec bienveillance les unités monétaires, t’évitant ainsi un détour sur forexpros.fr, et une fastidieuse multiplication.

(voilà à quoi ressemblent les prises électriques locales... Bénis soient les adaptateurs).

dimanche 9 octobre 2011

L'autre bout du monde est vachement loin

Cher lecteur,

Si tu es Xavier, merci pour les idées de titre. Sinon, je t'invite à avancer vers le second paragraphe.

Ça fait maintenant deux semaines que je suis au pays des kiwis, mais je n’ai guère que quelques anecdotes à te raconter. Je n’ai pas encore pris le temps de m’éloigner d’Auckland et de me risquer dans la campagne et les forêts sauvages (ou nulles bêtes féroce, nul serpent venimeux, ni nulle araignée mortelle ne menace le tourisme moyen, contrairement à ce qu’on pourrait croire). Je n’ai donc que quelques photos du centre-ville à vous montrer. Un mot aussi sur la coupe du monde de rugby, omniprésente ici.

Auckland est une ville à la fois très grande, et assez petite. Je m’explique. Le centre-ville n’est pas immense, il s’organise autour du quartier d’affaire, et particulièrement de « Queen Street », la rue centrale, qui va jusqu’à l’océan, d’où partent divers bateaux et ferries. Ici, énormément de boutiques, de restaurants de tous les pays (Thai, chinois, japonais, français, italiens, kebab, sushis, crêpes, cafés, etc…), quelques centre commerciaux, théâtres, backpacker (alias bed and breakfast)… Tout prêt de là, le campus universitaire dont je t’ai déjà parlé, avec ses propres restaurants, banques, bookshop, bibliothèques… Dans le centre, de nombreuses tours (pas toutes franchement belles, disons-le ; autant la sky tower a du style, autant certaines ont dû être construites par erreur). Certaines hébergent des bureaux, d’autres des appartements, essentiellement occupés par des étrangers : les aucklanders, m’a-t-on dit, n’aiment pas vivre dans des appartements, et préfèrent des maisons. Voilà pourquoi la ville est très grande : sorti du centre-ville, uniquement des maisons avec jardins, forcément ça prend de la place. La ville s’étend donc très loin, bien que l’agglomération ne compte ‘que’ 1,4 millions d’habitants.

(serait-ce la drapeau occitan flottant à la fenêtre du dernier immeuble ?)

Bâtie sur plus de 60 volcans, et entre l’océan Pacifique et la mer de Tasmanie, la ville n’est pas des plus plates. On y trouve un certains nombres de superbes panoramas, et de parcs très sympathiques (comme « One tree Hill » ou le Mont Eden).

(Les champignons sur la première photo sont en fait des aérations pour les abris construits sous le volcan pendant la deuxième guerre mondiale...)

Ces jours ci, en centre-ville, il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer qu’il se passe quelque chose. Ailleurs aussi en fait. Partout flottent des drapeaux aux couleurs de la « Rugby World Cup » et des diverses équipes. A Takapuna, près de mon Homestay, c’est le drapeau tricolore qui est accroché partout, allez savoir pourquoi. En ville, des boutiques sont entièrement consacrées à la coupe du monde de rugby, et les autres ne sont pas moins décorés. Partout, des gens se baladent avec le visage bariolé aux couleurs de leur pays, avec d’immenses drapeaux accrochés autour de la taille, ou flottant au-dessus de leur tête, des écharpes, des bonnets, des pins… Pour ma part, je me contente d’arborer fièrement mon polo bleu, qui m’a coûté une fortune (le tourisme doit bien marcher cette année en Nouvelle Zélande…). Note que j’écris cet article samedi soir, après une après-midi en ville, et juste avant le match contre l’Angleterre. Mais toi lecteur, tu n’es probablement pas encore réveillé

J’ai découvert cette semaine la police néo-zélandaise, à laquelle je suis allé signaler la perte de mon passeport. Chance ! Un généreux kiwi (ou autre, j’en sais rien en fait), l’a retrouvé, et l’a rapporté à la police. Le dialogue avec l’agent kiwi a été l’occasion d’apprendre la différence entre « cheese » et « cheers », et de découvrir un autre usage du mot « sweet » dont il usait et abusait. Je retiendrai aussi la leçon : « it’s a very important document man ! –Yes, I will take care. – Sweet ! –Thank you very much. – Cheers ! ». Bref, en tout cas, c’est bien que je l’ai retrouvé : en Nouvelle Zélande, la législation est très dure envers les bars qui servent de l’alcool aux mineurs, et même un gros barbus ayant clairement la trentaine peut se voir refuser l’entrée d’un pub s’il ne montre pas son passeport. Accessoirement, ça peut aussi servir pour ouvrir un compte bancaire, et reprendre l’avion, à la fin de mon séjour…

Je m’inquiétais un peu de la réputation que les français avoir ici. Et ben mes amis, j’avais bien tort ! L’accent français, dont je peine à me débarrasser, est très apprécié, les gens trouvent ça très joli. La réputation de la cuisine française n’est plus à faire, et le vin très apprécié. Bref, les gens sont toujours content de croiser un français (pas si courants ici, hors période de coupe du monde) et de pouvoir me gratifier d’un « comment ça va ! » ou « bonjour ! », que je ne comprends jamais du premier coup, essayant d’y entendre un mot anglais. Notez qu’à chaque fois que je tente une réponse en français, je retrouve ce fameux problème du vouvoiement qui ne s’est pas posé avec les gens que j’ai rencontré ici. Quand un prof tente un « Seb, ça va ? », et que je ne sais si je dois répondre « bien et toi » ou « bien et vous », je préfère en fait la solution « good, how are you ? ».

It’s rugby time : Pays de Galles– Irlande suivi de France – Angleterre. Je dois avouer que je ne comprends pas tout (d’autant plus que les commentaires sont en anglais, et donc je ne sais toujours pas à quoi sert une mêlée, ni comment elle fonctionne), mais j’ai les bases, merci Tati Laeti ! ;)

A bientôt !


PS : au moment ou je poste, la France a gagné. Je vais donc voir la demi finale samedi prochain dans un restaurant français !

PS 2 : vous noterez que j'ai changé de technique pour les photos, et que toutes sont "cliquables".